5 façons dont le Kenya réduit la pauvreté

5 façons dont le Kenya réduit la pauvreté5 façons dont le Kenya réduit la pauvretéLe Kenya, pays situé sur la côte est de l'Afrique, compte environ 56,4 millions d'habitants, dont environ 39 % vit en dessous du seuil de pauvreté national. Le gouvernement kenyan s'est récemment engagé envers Kenya Vision 2030, qui donne la priorité à la réalisation de ses objectifs de développement durable (ODD), ainsi qu'à l'éradication de l'extrême pauvreté en faisant du Kenya un pays à revenu intermédiaire. Ces cadres visent à promouvoir le développement à long terme tout en se concentrant sur différents « piliers d’action » : l’autonomisation économique, la protection sociale, l’accès aux services de base, la gouvernance inclusive et la durabilité environnementale. Voici 5 façons dont le Kenya réduit la pauvreté :

Programmes de protection sociale

Dans le cadre de la Vision Kenya 2030, les programmes de protection sociale ont été poussés à être mis en œuvre comme solution à la pauvreté et aux inégalités croissantes (ODD 1 et 10). Par exemple, le programme Inua Jamii transfère de l’argent aux personnes vulnérables, comme les orphelins, les personnes âgées et les personnes handicapées. Depuis 2018, l'initiative a dépensé plus de 230 000 dollars par an pour aider la population du Kenya à sortir de la pauvreté. Au Kenya, environ 80 % des terres sont classées comme arides et semi-arides (ASAL), ce qui signifie que la quantité de précipitations que les régions reçoivent chaque année est faible, voire nulle.

Le programme de filet de sécurité contre la faim (HSNP) contribue à fournir des transferts monétaires réguliers à ces régions arides, qui ont du mal à cultiver. Ce programme a permis d'éviter à près de 800 000 personnes de souffrir de la faim malgré leurs limitations agricoles. Ces programmes font tous partie du Programme national de filet de sécurité (NSNP), qui finance et promeut ces différents cadres dans l'espoir d'améliorer l'efficacité et la portée de ces initiatives. Le NSNP est essentiel pour aider le Kenya à réduire la pauvreté sur son territoire.

Transformation agricole

L'agriculture reste en grande partie l'épine dorsale de l'économie du Kenya, employant environ 70% de la population rurale. Dans le cadre du Big Four Agenda, une initiative présidentielle lancée pour la première fois en 2017, la sécurité alimentaire constitue un vaste domaine d’intérêt. Le gouvernement a commencé à promouvoir la location et la vente de matériel agricole pour permettre aux agriculteurs d'avoir accès à du matériel autrement coûteux.

De même, la mise en œuvre d’un soutien accru aux travailleurs agricoles permet d’obtenir un revenu plus stable. Ces actes sont cruciaux pour atteindre l'objectif de faim zéro, de travail décent et de croissance économique (ODD 2 et 8) afin d'aider le Kenya à réduire la pauvreté tout en faisant progresser l'objectif de Vision 2030 d'une économie stable et en croissance.

Couverture maladie universelle

Les récentes initiatives du Kenya en faveur d'une couverture sanitaire universelle (CSU) transforment l'accès aux soins de santé dans tout le pays. L’expansion du Fonds national d’assurance maladie (NHIF), qui inclut désormais l’accès aux travailleurs du secteur informel et aux groupes vulnérables, fait partie de ce changement. Les volontaires de santé communautaire (CHV) commencent à jouer un rôle clé dans la prestation de soins primaires aux niveaux inférieurs de la société.

Des programmes pilotes dans des comtés comme Kisumu et Nyeri ont prouvé le potentiel de la CSU pour réduire les dépenses inutiles et améliorer les résultats en matière de santé. Ces initiatives contribuent à soutenir la bonne santé et le bien-être (ODD 3) et à promouvoir des soins de santé équitables dans le cadre de Kenya Vision 2030.

Équité d’accès à l’éducation

Les réformes éducatives se développent à travers le Kenya, améliorant l’accès et la qualité de l’enseignement. L'enseignement primaire gratuit et l'enseignement secondaire subventionné ont augmenté les taux de scolarisation, tandis que les programmes d'alimentation scolaire dans les zones marginalisées ont démontré qu'ils améliorent l'assiduité et la nutrition des enfants. Les établissements d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP) dotent les jeunes de compétences utiles au marché du monde entier. Les programmes d'alphabétisation numérique comme Ajira Digital et le programme présidentiel DigiTalent visent à préparer les jeunes Kenyans à l'avenir du travail, comme l'acquisition de compétences clés en matière de saisie ou de transcription de données. Ces efforts sont essentiels à la réalisation d'une éducation de qualité (ODD 4), ainsi qu'à la promotion de l'accent mis par Kenya Vision 2030 sur le développement du capital humain ; ces facteurs reflètent la réduction de la pauvreté au Kenya ainsi qu'un sentiment d'espoir changeant pour les nouvelles générations à venir.

Emploi des jeunes et développement des compétences

L'emploi des jeunes est une priorité majeure pour le gouvernement kenyan, avec plus de 75 % de sa population ayant moins de 35 ans. Des programmes tels que le Kenya Youth Employment Opportunities Project (KYEOP) offrent des opportunités de formation, des stages et des subventions aux entreprises. Le projet a aidé plus de 145 000 Kenyans à participer à ses programmes, avec la création d'environ 125 000 emplois directs. Il a favorisé une augmentation de 50 % des salaires de ses bénéficiaires et permis que le taux d'emploi s'élève à environ 85% parmi ses participants.

Regarder vers l'avenir

Dans l’ensemble, le Kenya a fait des progrès significatifs vers ses ODD, contribuant ainsi à améliorer chaque jour les moyens de subsistance des Kenyans. Sa stratégie de réduction de la pauvreté est audacieuse et inclusive ; cependant, des défis tels que le changement climatique et la pauvreté urbaine demeurent. Néanmoins, le Kenya réduit les niveaux de pauvreté et fait preuve de réforme et d’innovation en cours, offrant ainsi de l’espoir pour l’avenir. Alors que le pays se dirige vers 2030, sa vision reste claire quant à l’avenir de ses citoyens.

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