5 faits à savoir sur le handicap et la pauvreté à Djibouti

Handicap et pauvreté à DjiboutiDjibouti est un pays d'environ 1,1 million d'habitants situé dans la Corne de l'Afrique, une région caractérisée par une chaleur extrême, des sécheresses récurrentes et des terres agricoles limitées. Même si le pays est classé comme pays à revenu intermédiaire et maintient une paix relative par rapport à ses voisins, cette stabilité a un prix : les médias internationaux accordent peu d'attention aux défis humanitaires de Djibouti.

Plus de 40 % de sa population vit dans une pauvreté extrême et, avec 90 % de sa nourriture importée, le pays est profondément vulnérable aux chocs des prix mondiaux. Pour les personnes handicapées, ces défis sont encore aggravés. Les cinq faits suivants mettent en lumière le handicap et la pauvreté à Djibouti, ainsi que les efforts déployés par certains pour y remédier.

1. Djibouti fait face à une pauvreté généralisée

Bien que Djibouti soit un pays à revenu intermédiaire, il est classé 93e sur 125 dans l’indice de la faim dans le monde 2023. Ainsi, sa situation d’insécurité alimentaire est considérée comme étant dans la catégorie de gravité grave. Plus de 40 % de ses habitants vivent dans une extrême pauvreté. Les principales causes des taux de pauvreté sont les catastrophes naturelles telles que les sécheresses et les épidémies. Ce fardeau pèse particulièrement durement sur les personnes handicapées : celles qui ont des difficultés fonctionnelles importantes sont confrontées à un taux de pauvreté multidimensionnelle de 84 %, contre 81 % pour celles qui n'en ont aucune.

2. L'économie de Djibouti démontre une croissance

Entre 2000 et 2021, Djibouti a enregistré une croissance annuelle moyenne du PIB d'environ 4 % et 6,7 % supplémentaires en 2023. Certaines projections actuelles estiment même que les taux de pauvreté ont diminué depuis la dernière date officielle rapportée en 2017. L'essentiel de la croissance économique est le résultat d'investissements dans les transports et les infrastructures portuaires. Bien que cela soit utile pour l’économie, cela a également créé davantage de vulnérabilités en matière d’endettement.

3. L’intersection du handicap et de la pauvreté à Djibouti

Les personnes handicapées ont un accès plus limité à des choses comme un combustible de cuisine propre, un logement convenable, l’électricité et des biens que celles qui n’en ont pas. Les familles avec enfants handicapés sont également confrontées à des coûts élevés de soins médicaux et de thérapies spécialisées, en plus des vulnérabilités économiques existantes. Cela crée des obstacles qui empêchent certains enfants et certaines familles de bénéficier de la même qualité d’éducation que d’autres.

4. Un nouveau projet de la Banque mondiale

Le projet Améliorer l'inclusion des enfants vulnérables handicapés est un nouveau plan de la Banque mondiale en partenariat avec le Fonds japonais de développement social (JSDF). En juillet 2025, le JSDF a approuvé une subvention de 2,97 millions de dollars.

Le projet vise à venir en aide à 4 500 bénéficiaires au total, dont 2 500 enfants handicapés auditifs ou visuels ainsi que 2 000 membres de la communauté. Le projet mènera efficacement des évaluations pour comprendre les défis auxquels les enfants handicapés sont confrontés, fournira un soutien aux enseignants et promouvra l'inclusion économique des ménages vulnérables.

5. La communauté internationale se mobilise

Outre les efforts récents de la Banque mondiale et du JSDF, l'Union européenne (UE) a fourni une aide humanitaire d'un montant moyen de 500 000 € chaque année depuis 2020. Ces fonds ciblent principalement les besoins et services de base tels que la nutrition, l'eau et les équipes mobiles spéciales de soutien pour aider les personnes situées dans les zones désertiques reculées.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) est actif à Djibouti depuis 1978. Il apporte une aide alimentaire, avec des programmes nutritionnels particulièrement utiles aux réfugiés, aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 5 ans. La majorité des réfugiés à Djibouti ont peu ou pas de revenus et doivent donc fortement compter sur les programmes d'aide alimentaire du PAM.

En plus des différentes installations de nutrition, le PAM et le gouvernement djiboutien gèrent le Hub logistique humanitaire. Cela permet d'organiser la logistique de la fourniture de nourriture et d'aide, et peut également stocker 65 000 tonnes de nourriture pour faciliter les opérations régionales.

Handicap et pauvreté à Djibouti : le bon et le mauvais

Les progrès sur la situation à Djibouti sont réels et productifs. Divers programmes sont en cours sur le terrain et les investissements internationaux dans l’aide humanitaire sont très efficaces. Il existe davantage de programmes abordant les disparités pour les personnes handicapées. Néanmoins, les problèmes liés à l’économie structurelle, à l’insécurité alimentaire, au climat difficile et même au manque de sensibilisation du grand public signifient qu’il reste encore beaucoup à faire.

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