Comment la vie communautaire profite aux ruraux pauvres en Inde

Comment la vie communautaire profite aux ruraux pauvres en IndeUne femme célibataire, résidente de Kambam, près de la frontière entre le Tamil Nadu et le Kerala, a parlé de sa famille et de ses amis qui organisaient des collectes de fonds. Les fonds ont servi à rassembler plus de 1 000 sacs d'épicerie pour les familles à faible revenu vivant dans la ville. Il est assez courant que les communautés locales de différentes régions du pays s’occupent des ruraux pauvres en Inde.

L’Inde, bien que connue pour ses villes surpeuplées, est également connue pour son vaste paysage rural. De nombreuses petites villes et villages où la vie communautaire constitue l’épine dorsale continuent d’exister. Kambam est l'une de ces villes. En discutant avec davantage d'habitants de la région, il semblait y avoir plusieurs groupes non officiels et discrets. Ces groupes ont systématiquement contacté les nécessiteux vivant dans leur région.

Les ruraux pauvres en Inde

Selon un récent rapport de SBI Research, la pauvreté rurale a enregistré une réduction significative. Le rapport indique qu'au cours de l'exercice 24, la pauvreté rurale représentait environ 4,86 ​​%, contre 25 % en 2011-12. Cela représente une réduction notable de la pauvreté rurale.

Adopter une vision plus large des personnes pauvres dans les zones rurales du pays met en lumière plusieurs aspects. À l’instar de leur environnement, ils ont plus souvent tendance à vivre en groupe plutôt qu’en individu.

Deuxièmement, les experts affirment qu’il existe une disparité notable entre les sans-abri dans les zones rurales et urbaines. Un récent recensement montre que 52 % des sans-abri en Inde vivent dans des zones urbaines, tandis que 47 % vivent dans des régions rurales. Cependant, la majeure partie de cette population vit dans des conditions de logement très inadéquates et insalubres. Néanmoins, des études montrent qu’ils sont moins susceptibles de se retrouver bloqués dans la rue comme leurs homologues urbains.

En revanche, l’accès aux soins de santé et aux autres services de base est souvent plus difficile à atteindre dans les zones rurales de l’Inde. Ces personnes, en particulier celles qui résident dans des régions éloignées, ont également du mal à bénéficier des programmes gouvernementaux qui peuvent les aider à améliorer leur mode de vie.

L'impact de la vie communautaire sur les ruraux pauvres

L’Inde, comme d’autres pays asiatiques, présente un mode de vie communautaire. Cette approche culturelle a des effets positifs sur les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. Comme mentionné précédemment, des conversations informelles avec des habitants du sud de l'Inde ont indiqué l'existence de plusieurs groupes de sensibilisation communautaire.

Un groupe de jeunes femmes anime un groupe axé sur la cuisine. Les membres se réunissent pour une journée de cuisine, de discussion et de travail ensemble. Ils préparent de gros repas, les emballent et les distribuent aux zones où vivent les résidents à faible revenu. Ces femmes rapportent un sentiment d'épanouissement grâce à de telles activités de sensibilisation et affirment que cela leur permet de rompre avec leur routine.

Au sein de la communauté musulmane de Kambam, suivant la règle de la charité obligatoire (« Zakath »), les habitants contribuent régulièrement. Les bénévoles collectent ces fonds et les utilisent pour aider les personnes qui ont besoin d'une assistance médicale. Ce soutien peut également s’étendre à l’éducation et à l’aide aux moyens de subsistance.

Ces observations mettent en évidence les résultats de la vie communautaire pour les personnes en situation de pauvreté. Des études suggèrent également que les habitants des zones rurales de l’Inde considèrent souvent les pauvres comme des membres de leur communauté.

En conséquence, les individus peuvent aider ceux qui n’ont pas accès aux besoins essentiels de la vie. Par exemple, il est courant qu’un commerçant rural donne ses surplus de légumes à une personne en difficulté du quartier.

Programmes communautaires et gouvernementaux

Au cours des dernières décennies, la pauvreté rurale a considérablement diminué. Plusieurs facteurs y ont contribué. Alors que la vie en communauté et les pratiques similaires fournissent souvent une aide à court terme, les programmes gouvernementaux se sont concentrés sur des solutions à long terme.

Les programmes de logement du gouvernement central ont contribué à la réduction du sans-abrisme. Un document de recherche observe la différence entre 2001 et 2011, montrant une baisse de 28 % du sans-abrisme entre les deux décennies.

En février 2025, le gouvernement central a annoncé un nouvel ensemble de programmes axés sur l’autonomisation des communautés rurales. Ces initiatives visent à accroître les efforts en matière de logement, d’emploi, d’infrastructures et de réduction de la pauvreté dans les zones rurales.

Outre les programmes gouvernementaux et les ONG, les projets s'associent souvent aux communautés locales pour améliorer la portée et la productivité. L'un de ces projets était PURA (Fournir des équipements urbains aux zones rurales). Ce vaste programme a débuté en 2001, avec l'ancien président APJ Abdul Kalam jouant un rôle essentiel.

Le projet impliquait des gouvernements travaillant avec des entreprises et des communautés locales pour mettre en œuvre des solutions à long terme dans les zones rurales. Malgré des difficultés, les initiatives PURA du secteur privé ont donné des résultats plus efficaces. Ces résultats concernaient le logement, les transports, l’éducation et l’emploi.

Pauvreté urbaine et pauvreté rurale en Inde

De nombreuses études suggèrent que la réduction de la pauvreté rurale en Inde s'est produite à des taux plus élevés que la pauvreté urbaine. Un rapport indique que sur les 22 % de personnes vivant dans la pauvreté en Inde, près de 25 % vivent dans des zones urbaines. Si l'on considère que 70 % de la population du pays vit dans des zones rurales, cela suggère une plus forte concentration de pauvreté en milieu urbain. De plus, le sans-abrisme présente des taux plus élevés dans les zones urbaines que dans les zones rurales de l’Inde. Bien que plusieurs facteurs contribuent à cette différence, le mode de vie peut en être un. Les environnements urbains impliquent souvent des conditions de vie plus individualistes que les communautés rurales.

Regarder vers l'avenir

La pauvreté mondiale peut prendre de nombreuses formes et nécessite des réponses diverses. La pauvreté rurale en Inde met en évidence la nécessité de stratégies combinant les initiatives gouvernementales et la participation communautaire. Au cours des dernières décennies, les programmes gouvernementaux et les efforts communautaires ont contribué à réduire la pauvreté dans les zones rurales. Ces approches continuent de soutenir les communautés rurales en améliorant l’accès aux services et aux opportunités économiques.

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