Comment le manque d’abris et l’absence d’électricité ont conduit à l’hypothermie à Gaza

Hypothermie à GazaSelon les Nations Unies (ONU), le mois dernier, huit nouveau-nés sont morts d'hypothermie à Gaza, provoquant un tollé parmi les organisations internationales. Les cas d'hypothermie proviennent des conditions glaciales à Gaza. Gaza connaît son mois le plus froid, avec un manque d’équipements et de ressources adéquats dont sa population a besoin pour survivre.

Qu’est-ce que l’hypothermie ?

Les médecins classent hypothermie comme une urgence médicale résultant d’une baisse de la température corporelle en dessous de 95 degrés Fahrenheit (35 degrés Celsius). Cela se produit lorsque le corps perd de la chaleur plus rapidement qu’il ne peut en produire, ce qui entraîne une température corporelle dangereusement basse. Lorsque le corps est laissé dans cet état, le cœur, le système nerveux et les autres organes sont incapables de fonctionner correctement. Sans traitement, l’hypothermie peut arrêter le cœur et le système respiratoire, entraînant finalement la mort.

L'hypothermie est désormais l'une des nombreuses maladies/affections évitables qui surviennent désormais dans la bande de Gaza en raison du conflit en cours.

La destruction des bâtiments résidentiels

L’attaque israélienne dans la bande de Gaza a rendu difficile l’entrée de l’aide à Gaza. De plus, les bombardements incessants ont détruit des bâtiments résidentiels, poussant les gens à utiliser des tentes comme nouveau moyen de s'abriter. Le bombardement a endommagé environ 66% du total des structures dans la bande de Gaza, avec des dégâts allant de modérés à des destructions.

Plus précisément, 163 778 structures ont été endommagées, dont « 52 564 structures détruites, 18 913 gravement endommagées, 35 591 structures potentiellement endommagées et 56 710 modérément affectées ». La destruction 1,9 million de civils déplacésles obligeant à recourir à des tentes comme abri. Pourtant, les tentes se sont rapidement révélées insuffisantes pour faire face au froid qui enveloppe la bande de Gaza.

Janvier est le mois le plus froid de Gaza, au cours duquel les températures peuvent descendre jusqu'à 50 degrés Fahrenheit (10 degrés Celsius), soulignant les défis auxquels sont confrontés ceux qui en dépendent pour leur survie.

Manque d'électricité à Gaza

Le manque d’abris constitue un défi important dans la bande de Gaza. Cependant, le manque d'électricité joue également un rôle essentiel en empêchant les habitants de Gaza de rester au chaud. Avant la guerre, Gaza disposait en moyenne de 7 à 13 heures d’électricité par jour, avec des coupures de courant occasionnelles. Cependant, après le 7 octobre, selon un rapport du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), aucune heure d'électricité n'était disponible pour les habitants de Gaza en 2024.

Les habitants de Gaza dépendent désormais uniquement de panneaux solaires pour recharger leurs téléphones ou autres appareils électroniques. Cependant, seulement environ 12 400 panneaux solaires sont disponibles pour une population d'environ deux millions d'habitants. Sans électricité, les habitants de Gaza ne pourront pas se réchauffer. Ils doivent compter sur des couvertures et des vêtements, qui sont déjà rares dans la région. Ainsi, pour de nombreuses personnes, le gel est la seule option dont ils disposent, ce qui finit par faire de l’hypothermie à Gaza une réalité.

Regarder vers l'avenir

Les organisations internationales ont dénoncé ouvertement le manque de ressources dans la bande de Gaza et continuent de faire pression sur les responsables des gouvernements américain et israélien pour qu'ils autorisent l'arrivée de l'aide. L'OCHA a également souligné à plusieurs reprises l'importance de protéger les civils et les infrastructures civiles. L'ONU et ses partenaires ont également fourni un soutien médical essentiel aux habitants de la bande de Gaza. Entre le 22 décembre et le 8 janvier, environ 560 000 personnes ont bénéficié de services de soins de santé primaires. Toutefois, ce travail reste insuffisant et il reste encore beaucoup à faire.

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