Efforts locaux pour l’eau potable au Bangladesh

Des travailleurs distribuent de l'eau potable dans les zones touchées par les inondations au Bangladesh.L'accès à l'eau potable au Bangladesh est un combat constant, en particulier pour ceux qui vivent dans des zones rurales, souvent frappées par la pauvreté. Plus de 70 millions de personnes, soit 41 % de la population, n’ont pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité. Depuis 2015, l’accès à l’eau en milieu urbain s’est amélioré de plus de 50 %, mais l’accès en milieu rural a légèrement diminué, affectant de manière disproportionnée les communautés autochtones. Cela affecte également grandement les femmes et les filles, qui sont responsables de près de 90 % de la collecte de l’eau, car le temps passé à chercher de l’eau inhibe leur capacité à travailler ou à poursuivre des études. L’eau contaminée augmente également le risque d’infection et de maladie cutanées, ce qui entraîne des frais médicaux plus élevés. Pour cette raison, l’accès à l’eau potable est impératif dans tout effort visant à réduire la pauvreté.

Combler le fossé

Les communautés rurales ont pris des mesures proactives dans leur quête d’eau potable. Les habitants des villages reculés des zones vallonnées ou montagneuses voyagent parfois pendant des heures à la recherche d'eau. Souvent, le ruisseau ou le puits qu’ils trouvent est contaminé ou asséché. Pour remplir leurs pots, ils doivent s’asseoir dans un trou et attendre que l’eau coule à l’intérieur, ce qui peut prendre jusqu’à une heure. De plus, un pot ne peut pas durer une journée entière, il faut donc collecter plus d'eau le soir. Pourtant, dans certaines régions, les résidents locaux, avec l’aide de l’extérieur, ont construit leurs propres systèmes de canalisations. Ces systèmes réduisent les risques, le temps et les efforts associés à l'accès à l'eau potable au Bangladesh.

Village Mong Pa Khai Para

Dans le village de Mong Pa Khai Para, situé à Bandarban, dans le sud-est du Bangladesh, les membres de la communauté ont construit leur propre système de canalisations, qui a fourni de l'eau gérée en toute sécurité à 141 ménages. Dirigée par des femmes formant l'organisation de développement du village, la communauté a contribué à environ 15 % du coût du projet et a aidé à transporter les matériaux et à installer des réservoirs d'eau pendant la construction. Le système est situé au sommet d'un bâtiment scolaire de trois étages, dispose d'un forage profond d'une capacité de 10 000 litres et fournira de l'eau directement au village via un réseau de canalisations souterraines. Le programme de développement intégré du BRAC a aidé à financer et à construire le système. Le village a déjà formé un comité pour décider comment l’entretenir efficacement.

Village de Kalishakhali

Dans le village de Kalishakhali, Community Partners International a aidé les habitants à construire un réseau d'eau potable en 2024. Kalishakhali est situé dans le district de Barisal, où plus d'un quart de la population vit dans la pauvreté. Le système contient un puits tubulaire profond où l'eau est puisée à l'aide d'une pompe, puis stockée dans un réservoir d'eau posé sur une plate-forme surélevée. Les ménages paient une petite redevance mensuelle pour l'électricité et l'entretien, et tous les fonds supplémentaires sont utilisés pour aider à construire davantage de systèmes dans les zones environnantes. Le projet a permis à plus de 100 ménages d'accéder à l'eau en toute sécurité et a donné aux résidents plus de temps pour leur travail et leur vie de famille.

Regarder vers l'avenir

Malgré des efforts d'aide importants, tels que plus d'un milliard de dollars mobilisés par Water.org pour l'eau potable au Bangladesh, l'accès sûr reste un combat quotidien pour de nombreux citoyens bangladais. Comme on le voit à Kalishakhali et à Mong Pa Khai Para, les villages ruraux ont désespérément besoin de soutien et sont prêts à aider à la construction de systèmes d'eau potable. L’eau potable est un élément essentiel de la réduction de la pauvreté, car elle offre aux gens la santé et le temps nécessaire pour améliorer leur situation. La transformation des vies au Bangladesh se poursuit grâce à la construction de ces réseaux.

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