Le Soudan est confronté à des déplacements à grande échelle depuis le début de sa guerre civile en 2023. Le conflit entre les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF) a contraint des millions de Soudanais à quitter leur pays. Le nombre total de personnes déplacées est actuellement estimé à 11 millions de personnes, et le nombre de morts est estimé à environ 400 000 personnes. Le nombre de déplacements de population soudanais dépasse actuellement celui des autres conflits mondiaux. Par exemple, le conflit en Ukraine, qui en est à sa quatrième année, a provoqué le déplacement d’environ 6 millions de personnes. Outre la perte de maisons par des millions de Soudanais, ce déplacement provoque une famine généralisée, la pauvreté, le manque d'accès aux soins médicaux et des pannes de télécommunications. Ces questions soulignent pourquoi la réponse à la crise des réfugiés soudanais nécessite une attention particulière.
Même avec le nombre élevé de déplacements, il n’y a actuellement aucun signe d’un accord de paix qui mettrait fin au conflit. Les Soudanais déplacés fuient vers des camps de réfugiés débordés dans des pays voisins comme le Tchad, l'Éthiopie et le Soudan du Sud. Les organisations et les gouvernements s’efforcent d’accélérer la réponse à la crise des réfugiés soudanais afin de répondre à la demande croissante.
Intervention des organisations à but non lucratif
En raison de la situation au Soudan, un certain nombre de groupes à but non lucratif tels que l'organisation de secours de crise des Nations Unies, Médecins sans frontières et Save the Children sont présents dans la région pour fournir des ressources. En raison de la famine croissante, les groupes donnent la priorité à l’accès à la nourriture. Par exemple, Save the Children fournit de la nourriture, de l’eau, des abris et des services médicaux à 224 000 Soudanais. Même s’il s’agit déjà d’un nombre important, de nombreux autres ont besoin de services.
Efforts de réponse proposés
Le Soudan a connu des conflits au cours des dernières décennies, notamment la guerre du Darfour en 2003. L'ajout de ressources à la région est considéré comme un investissement important car ce n'est pas la première période de déplacement que connaît le peuple soudanais. La construction d’infrastructures importantes dans la région contribuerait à soutenir les réponses aux crises futures. À partir de là, les gouvernements et les groupes à but non lucratif pourraient se concentrer sur la stabilité à long terme plutôt que sur les besoins nutritionnels et médicaux immédiats.
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a élaboré une stratégie qui, selon lui, soutiendra au mieux la réponse à la crise des réfugiés soudanais. Selon le HCR, l’accent doit être mis sur le maintien des frontières ouvertes dans sept pays pour soutenir les demandeurs d’asile. L'ONU et diverses organisations non gouvernementales (ONG) mettront alors en œuvre des ressources en faveur des populations déplacées. Cela comprendra un accès accru à la nourriture, des soins médicaux, une agriculture élargie, des programmes d’enseignement général et d’enseignement professionnel. Pour mettre en place ces programmes sans mettre à rude épreuve les pays voisins, le HCR a déclaré qu’un investissement important devait être réalisé.
Une voie à suivre
Le plus grand obstacle est le budget proposé pour les secours. Le HCR estime qu'il faudra 907 millions de dollars pour que ce plan fonctionne. Étant donné que le nombre de personnes déplacées est très important et que des problèmes tels que la famine nécessitent une action rapide, des ressources importantes sont nécessaires. Les besoins les plus urgents, comme la lutte contre la famine, seront satisfaits grâce aux ressources disponibles et entrantes, tandis que des fonds pourront être collectés pour des programmes supplémentaires.
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